Une équipe féminine à Bordeaux

Nous vous l’avions annoncé lors de l’Assemblée Générale du Club, cette saison, les Boxers de Bordeaux, avec l’aide d’autres clubs de l’ouest, ont eu l’opportunité de créer une équipe féminine. Malheureusement, le contexte sanitaire a très rapidement coupé court à cette belle initiative, et nous le regrettons amèrement. Ce n’est que partie remise. On profite de cette période de latence pour vous expliquer la genèse de ce beau projet, que le Club a toujours à coeur de porter et de valoriser.

Retour sur l’interview de Caroline Duval, responsable de l’équipe féminine aux Boxers de Bordeaux, ancienne joueuse équipe de France, sélectionnée à 92 reprises, formée au club de Cergy-Pontoise, où elle a été 15 fois championne de France et une 16ème avec le club des Remparts de Tours.

BB. Qui porte la formation? 

CD. Le drapeau est tenu par Bordeaux

BB. Combien de joueuses participent au projet? Quel est leur profil ? D’où viennent-elles? 

CD. Au démarrage, nous n’avions pas encore le nombre exact de joueuses définitivement inscrites, mais lors de notre 1er (et unique) entraînement, en septembre, nous étions 17 sur la glace et nous n’étions pas au complet. Mais à ce moment-là, ce n’étaient que des essais. 

Nous avions des filles venues d’horizons variés: en particulier des joueuses de roller hockey, qui avaient déjà pratiqué le hockey sur glace petites et qui, faute d’équipe féminine se sont rabattues sur le roller. Certaines sont venues aussi tout simplement par envie d’essayer ce sport, proche du roller hockey. 

BB. D’où est venue l’idée de monter une équipe féminine ? 

CD. Avec Laetitia Philippon (Championne de France avec Cergy et Tours, joueuse équipe de France en glace et en roller) et Emmanuelle Gouranton d’Anglet, l’idée nous est venue en faisant, dans nos clubs respectifs, un constat commun: les filles jouent avec les garçons jusqu’en U15 ou U17 et, puis, vers 18/20 ans elles doivent arrêter la compétition. Car même si les filles sont autorisées à jouer avec les garçons, elles sont nécessairement confrontées à un problème de gabarit. Par exemple mon fils Mathis 1m87 et Julia Mesplede jouaient dans la même équipe alors qu’il avaient bien 30 cm d’écart de taille. Le but était donc que les filles puissent encore évoluer avec les garçons, mais aussi jouer entre elles, en championnat féminin, où il y a beaucoup moins de matchs. 

Je viens d’un club (Cergy) où une équipe féminine avait été créée un an avant mon arrivée, donc je suis arrivée à ses débuts. Et, parce que nous avions un club et un entraîneur qui croyaient en nous, nous avons petit à petit grimpé les échelons et avons été 15 fois championnes de France à la suite. 

Ici, je ne dis pas que nous allons faire le même parcours, mais c’est un beau challenge que nous souhaitons relever. Nous avons un bon groupe: des filles d’expérience (on peut citer par exemple Marie Picavet, arbitre Nationale, Championne de France avec Cergy, et joueuse équipe de France) et Orane Leenders (championne de France, gardienne de but Equipe de France ) et aussi du “sang neuf”. C’est ce que nous aimons dans une équipe de filles. C’est tellement sympa d’évoluer ensemble. On aime la compétition avant tout, mais on est aussi là pour prendre du plaisir et s’amuser ensemble, et ça c’est assez féminin 😉 

Et, personnellement je trouvais dommage qu’un grand club comme Bordeaux, évoluant en Ligue Magnus, n’ait pas une équipe féminine représentée. Pour moi, il manquait quelque chose. Marc-Antoine Beaulieu, l’entraîneur général des Boxers Amateurs était ravi de cette création qu’il avait en tête depuis longtemps. De plus, un de mes anciens entraîneurs de Cergy, qui connaît donc bien le hockey féminin français, joue et entraîne aujourd’hui à Bordeaux: c’est Sylvain Humeau. 

Avec tous ces ingrédients réunis, nous ne pouvions que créer cette équipe, pas le choix 😉

BB. Quelle est la formule de votre championnat ? 

CD. En féminines, on est directement sur le championnat national. Il y a deux poules; et nous, nous sommes dans la poule SUD. Nous devions démarrer le 17 octobre, mais COVID oblige, tout a été stoppé. 

BB. Comment devait se rythmer la saison en terme d’entraînements? 

CD. Nous devions avoir un, voire deux entraînements par mois, uniquement féminins, à Bordeaux, et sinon nous devions être intégrées selon nos disponibilités, selon notre niveau et selon notre âge, dans les catégories mixtes. Les filles d’Anglet, de Cognac s’entraînant dans leur club, avec l’objectif de venir une fois par mois à Bordeaux pour un entraînement féminin. Ainsi nous aurions préparé nos matchs. 

Affaire à suivre donc 😉

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